Bienvenue sur mon blog !

Le défi est de taille, venez le relever avec nous!

Nous sommes un parti d’avant-garde résolument progressiste et profondément attaché aux valeurs démocratiques. Nous sommes très attentifs aux mutations profondes que connait notre pays. Notre ambition est de contribuer avec toutes les forces de résistance démocratique à structurer le combat de la classe politique en y apportant davantage de dynamisme et de rigueur, dans le respect total des exigences de probité, des valeurs morales et en y intégrant tous les aspects relatifs à la modernité.

Notre credo est l’organisation, encore et toujours de l’organisation. Nous participons à la structuration de ce parti parce que nous aimons ce pays ; nous voulons et nous pouvons être utiles à nos compatriotes. C’est donc pour notre pays, pour notre Famille et pour Haïti que nous voulons construire ce parti. Nous sommes le parti de l’Union, de la Paix et du Changement. Si le pays nous fait confiance, ensemble, dans la paix retrouvée et dans une foi inébranlable en notre Nation, nous ferons de chaque Haïtien, de chaque Haïtienne, de tous les Haïtiens, des Hommes et des Femmes heureux et prospères dans une Haïti vraiment à la hauteur de son histoire.




Et si les Haïtiens décident de reconstruire Haïti
!

CATEL Jean Audan est né le 24 avril 1961. Père de quatre enfants, dont trois garçons et une fille. Il a exercé le journalisme, puis des Etudes de médecine à la (UASD) Université autonome de Santo-Domingo, République Dominicaine qu’il a abandonnée pour se rendre à Paris. De là étant, après avoir bouclé avec mention son deuxième cycle universitaire, il rédige actuellement une thèse pour l’obtention du titre de docteur es lettres et sciences humaines à l’Université de Cergy Pontoise. Il est professeur de lettres, d’histoire et de géographie en lycée professionnel à Paris.

Un Sens et une Vision : deux éléments clés dans la reconstruction d’un pays réconcilié avec lui-même.

En raison du grand banditisme généralisé par la flagrante dégradation du vivre ensemble dans la République fait qu’aujourd’hui notre société n’a plus de sens. C’est ce sens qu’il faut reconstruire qui explique la rédaction de ce livre. C’est là que l’ensemble des citoyens responsables et les politiques ont un rôle important à jouer. Les populations entières qui vivent dans la misère absolue, dans la peur permanente à cause de l’insécurité et d’autres formes de violences, attendent de ses représentants des réponses dans le domaine de la sécurité publique, de l’économie, de l’éducation, de la croissance démographique, de la santé publique, le respect du droit de la personne, le rétablissement de l’autorité de l’Etat par l’affermissement de nos institutions, le respect de l’environnement par le déclenchement d’une vaste campagne nationale de reboisement dénommée « konbit nasyonal pou plante pye bwa nan tout peyi-a ».

C’est une certaine manière de redonner espoir à nos concitoyens et de provoquer du coup un sursaut national pour jeter la base d’un développement durable dans le pays. Aussi bien, dans le temps, je me souviens avoir monté à dos d’âne pour aller me baigner dans les « rigoles », parce que l’eau coulait à flot dans le pays. Maintenant, il ne reste plus rien de tout cela et la misère emporte les habitants par centaine de milliers dans la tombe. Dans chaque visage et dans chaque regard, on ne voit que de la désolation, la peur du lendemain qui est aussi la peur de se foudroyer par la faim à cause de la sécheresse.

Comment pourrai-je rester insensible aux cris du désespoir de toute une population qui m’a vu grandir, qui m’a vu faire mes premiers pas, balbutier mes premiers mots ? C’est cette population, parfois une sœur, une cousine, une tante, des proches parents, parfois un ami d’enfance, un condisciple de classe et le reste de la communauté que je vois mourir de toutes sortes de privations, parfois par manque de nourriture. Alors, je me demande pourquoi n’est-il pas bon d’essayer quelque chose pour donner du sens à l’existence par la mise en application de la vision que j’ai toujours eue et que j’ai encore pour le lieu de ma naissance et du pays dont je suis fier de porter la nationalité.

Je me demande aussi, à quoi sert d’avoir des diplômes et bourré de connaissances si on laisse son peuple sombrer dans la misère ? Je dis l’homme intelligent doit être au service des siens et de savoir ce pourquoi il est venu au monde. De ce fait, il doit incarner l’espoir là où il n’y a plus. De même après sa disparition, il faudra bien qu’on dise de lui qu’un homme utile était passé par là. Il doit être un accompagnateur, celui qui propose, qui mobilise la population dans l’action au profit d’une cause. C’est cet homme averti, l’enfant du pays, qui revient vers sa population pour se mettre à son service, pour servir et non pour être servi. C’est pour vous servir que je vous demande de partager avec moi les réflexions que voici et c’est aussi une certaine manière de prendre part aux combats pour une société de paix et plus juste.

Construisons la République pour que vive la nation!

CATEL Jean Audan

Pour une Haiti à la Hauteur de son histoire.

jeudi 17 février 2011


            Lettre d’invitation  


Cher-ère compatriote,

Il est une chose qui fait l’unanimité entre une écrasante Majorité d’Haïtien-ne-s : la situation haïtienne est intenable. Le processus du chaos atteint son paroxysme. L’insécurité galopante, la misère chronique, le «non-développement», etc. nous mettent face à une explosion sociale imminente pendant que le pays est sous-occupation étrangère. Dessalines et les autres héros de l’indépendance n’auraient jamais imaginé une telle situation 206 ans après leur combat acharné au nom de la dignité, de la prospérité et de la liberté universelle.

L’Etat d’Haïti aujourd’hui est un affront à leur égard mais aussi à nous-mêmes et aux générations futures. La nécessité de reconstruire une Haïti qui soit véritablement à la hauteur de son histoire nous met face à nos responsabilités en tant qu’Haïtien-ne-s. La reconstruction de notre Haïti chérie passera par le démantèlement du système de gouvernance actuel instauré, entretenu et maintenu par l’esprit sultanique et la vision inepte de nos gouvernants.
La reconstruction d’Haïti ne peut plus attendre, les défis que le peuple Haïtien devra  relever sont incommensurables. Mais, d’où peut provenir cette reconstruction, si elle n’émane pas d’un sursaut national et d’une prise de conscience haïtienne en vue d’une nouvelle redéfinition du vivre ensemble dans la République? Certains disent que notre pays ne se remettra jamais de sa situation et qu’il dépendra toujours de l’aide internationale pour une existence de plus en plus miséreuse.

Des haïtien-ne-s comme vous et nous savons pertinemment que le salut d’Haïti ne viendra que de ses propres filles et fils. Pourtant, nous préférons rester chacun dans notre petit coin, comme si la reconstruction d’Haïti pouvait être l’affaire d’un groupuscule, peu importe la valeur morale et intellectuelle des femmes et des hommes le constituant.


La peur d’aller vers chaque haïtien-ne pour l’obliger à sortir de lui-même, pour reconnaître son égocentrisme, anéantit toute velléité de reconstruction nationale. C’est contre cet état de fait et cette fatalité qu’il faut partir en guerre aujourd’hui. Depuis quelques temps déjà, cher-ère compatriote, nous travaillons ardemment en vue de surmonter toutes les difficultés susmentionnées. La tâche n’est pas facile, mais avec courage et détermination nous y arriverons. 

Conscients de l’apport et de l’expérience personnelle que vous pouvez nous apporter, nous vous invitons, cher-ère compatriote, à prendre part à cet ambitieux projet visant à doter Haïti d’une véritable force politique de reconstruction nationale à travers la figure de l’UMPP (Union pour la Mobilisation Patriotique Permanente).

Il est inconcevable de laisser disparaître un si beau pays comme le nôtre. Il est inconcevable de ne pas porter assistance à bon nombre de nos concitoyens que des forces archaïques soumettent à un long processus de déshumanisation que nous décrions sévèrement pour notre pays et notre peuple. Notre désir et notre volonté de nous mettre au service des nôtres nous obligent à passer de la parole aux actes en nous dotant d’une force politique moderne capable de véhiculer les revendications sociales et les aspirations de toutes les composantes de la vie nationale. 

Votre contribution à l’implantation de l’UMPP est désormais la clé de voûte de cet idéal. Transformons l’UMPP en une force politique suffisamment puissante consistant à extirper le mal du pays pour qu’enfin s’ouvre une nouvelle ère et que le peuple respire un air vivifiant. Apportez-nous votre soutien matériel et immatériel, et votre savoir-faire.  L’UMPP est un pari. Oui ! Avec lui, nous parions qu’une autre Haïti est possible. Nous pouvons amener le progrès social en Haïti.

L’histoire a prouvé que seule une dynamique nationale propulsée par une vraie force politique de changement est capable de révolutionner radicalement tout le paysage vital de notre société. Avec l’UMPP, nous travaillons en vue de rendre opérationnelles les structures étatiques, administratives, économiques, sociales, éducationnelles, juridiques et sanitaires. Nous, nous disons En Avant UMPP pour une Haïti à la hauteur de son histoire. Et vous, qu’en dites-vous ?
                                                                                   Le Secrétariat Exécutif National (SENA)     

                                                       
                                                          PREAMBULE DE L’UMPP  


De 1804 à nos jours le pays n’a eu de cesse d’être en proie à l’instabilité politique récurrente due aux guerres intestines. Celles-ci, qui débutèrent dès le départ des colons français, visèrent à l’accaparement des sources de richesses de l’époque constituées d’usines sucrières et de terres fertiles plantées de caféiers, cacaoyers, cotonniers  et des cannes à sucre. 

Tout autant que la répartition de la terre, les bénéfices réalisés de la vente à l’exportation et des usines sucrières, les règlements de cultures sous Dessalines et Christophe, ainsi que le Code Rural de Jean-Pierre Boyer (1818-1843), aucune mesure prise par les dirigeants de l’époque n’a pu faciliter la redistribution équitable de la richesse entre toutes les composantes de la nation. 

La lutte de la population abandonnée à elle-même, tant celle Sud avec les Piquets que celle du Nord avec les Cacos fut toujours récupérée par les généraux ou les politiciens propriétaires fonciers, les spéculateurs ou hommes d’affaires, leur servant de chair à canon pour assouvir leurs ambitions personnelles. 

La création en 1870 de deux partis politiques : le Parti National et le Parti Libéral par des représentants des classes dominantes tels Lysius Salomon, Denis Légitime et Demesvar Delorme pour le Parti National, Boyer Bazelais, Boisrond Canal et Antenor Firmin pour le Parti Libéral ne changea pas grand chose dans la vision de ces dirigeants, concernant le développement économique du pays au bénéfice de tous. 


Et malgré un « essor » de l’économie nationale vers les années 1891-1900, sans compter l’endettement du pays par de nombreux emprunts auprès de l’étranger, la situation économique de la majorité de la population ne s’améliora point, tandis que les détournements de fonds publics, et, l’enrichissement des spéculateurs en denrées vont bon train. 

Les guerres de clans pour la conquête du pouvoir et les détournements de fonds publics continuèrent jusqu’à la première invasion du sol haïtien par des troupes nord-américaines le 28 juillet 1915, une occupation accueillie avec joie par les éléments liés aux investisseurs américains. Ainsi, le résultat de ce contrôle financier et de cette « Paix des Cimetières » fut le renforcement du pouvoir politique, économique et militaire des couches dirigeantes de la société haïtienne, l’endettement du pays et la perte de notre souveraineté nationale.

Un état de fait qui perdure depuis le départ des « Marines » le 1er Août 1934 jusqu’au retour en 2004 des troupes de l’ONU – MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti) – à la chute du président Jean-Bertrand Aristide. Entre temps, la souveraineté nationale a été plusieurs fois foulée aux pieds par des occupants, dont le premier responsable ne peut être que la classe politique haïtienne traditionnelle ne voyant que ses petits intérêts individuels tandis que, le pays s’enfonçait dans l’abîme. 

La situation politique actuelle est le résultat de cet immobilisme idéologique ou jamais un parti politique n’a pu imposer un débat de fond à cette société. En 1946, à la fin de la deuxième guerre mondiale, une tentative de débat idéologique avait été amorcée par quelques intellectuels courageux de différentes tendances, mais comme d’habitude, cela a vite tourné court. Prison pour certains, exil pour d’autres et la lassitude pour le reste. 

La politique du pire ou du tout ou rien a eu comme par le passé, le dessus. On ne sortira pas du statu quo sans poser le problème idéologique dans la société c’est-à-dire, la définition de perspectives nouvelles dans la nouvelle société haïtienne qu’on veut construire. 

Un partage des rôles est nécessaire. Il faut donner au peuple la possibilité de choisir entre deux politiques, entre deux courants de pensée, non, entre deux individus le plus souvent « Bonnet blanc et Blanc bonnet ». Pour y parvenir, il faut faire émerger des partis politiques différenciés tant du point idéologique que de la manière de diriger le pays.

Nous sommes évidemment des démocrates et idéologiquement dessalinistes. Nous sommes les héritiers des idéaux de 1804. Nous pensons qu’avec un langage clair et sans langue de bois sur ce que nous sommes et ce que nous proposons, la population aura le choix, pour la première fois, de choisir démocratiquement et en toute connaissance de cause, nous, de l’UMPP, c’est-à-dire, un vrai parti politique ayant de perspectives nouvelles en vue de procéder au changement radical du pays ou de se jeter dans l’inconnu. 

Pour l’UMPP, union pour la mobilisation patriotique permanente, l’honnêteté intellectuelle est le principe premier de son fondement et avec une convergence d’idées autour de notre Déclaration de Principes, l’on arrivera avec celles et ceux partageant nos idéaux à stopper la confusion politique qui paralyse notre pays depuis des décennies.

                 Solidarités haïtiennes pour une Haïti à la hauteur de son histoire.


                                                              Le Secrétariat Exécutif National (SENA)     
                                        
                                                   
                                        
                                          
                             Manifeste de l’UMPP

L’humain est la seule espèce de l’histoire du monde connue ayant le pouvoir de s’extraire des aléas et des incertitudes du temps grâce à sa capacité à la fois innée et acquise à créer ses propres conditions matérielles d’existence. L’être et le devenir de chaque société humaine ou chaque nation sont le résultat de décision, de choix politiques et économiques qu’ont fait et que font plus ou moins consciemment les hommes et les femmes de la dite société ou nation. 

En ce sens il serait vain d’aller chercher les causes de prospérité ou de déclin d’une nation dans l’au-delà mais à travers les faits, les actes qu’ont posés et que posent les femmes et les hommes dans un cadre plus ou moins contraignant. Etant donné l’égalité des êtres humains, peu importent les considérations morphologiques et spatiales, ils ont une capacité égale à transformer la matière pour leur confort et leur survie, à agencer leur environnement afin qu’il leur soit le plus agréable possible, et à résister à l’oppression. 

Dans ce processus de transformation, d’agencement et de résistance, les choix politiques sont déterminants. Voilà maintenant 206 ans que nos aïeux, poussés par des circonstances internes et externes, et grâce à leur génie, ont réalisé ce qu’aucun groupe humain organisé ou non n’a jamais réussi à l’échelle de l’histoire de l’humanité connue : ils ont inventé la liberté universelle sans considération de race, de sexe, de religion ou de rang social. Bien qu’envié dès le départ, cet exploit reste et demeurera à jamais gravé dans la mémoire de l’humanité toute entière.

Qu’on le veuille ou non, qu’on cherche à l’occulter scientifiquement ou idéologiquement, il est à tout jamais gravé sur de la matière ineffaçable. Cependant à force de contempler, souvent maladroitement, cet exploit, à force d’oublier que 1804 n’est qu’une page d’une histoire qui s’annonça glorieuse, nous avons omis de continuer à « écrire » l’histoire.  Ainsi, à force de croire que les seuls ennemis de 1804 sont les colons et les impérialistes, sans oublier le fait de perpétuer le statuquo social et les privilèges, nous aussi, nous nous transformons en ennemis de cet exploit glorieux.

Nos actes ont occulté 1804 et sali son image tout au long de l’histoire. Nous nous constituons en colons des temps modernes, beaucoup plus insouciants et même plus inconscients, contre notre propre terre, contre notre propre patrie et contre nous-mêmes. Février 1986, une nouvelle ère semblait enfin s’annoncer en Haïti. 

Un espace de liberté, de fraternité et d’égalité se dessinait. Des dizaines de partis politiques ont vu le jour. Hélas, Haïti aillait être considérée non pas comme une société juste et démocratique à construire, où chaque Haïtienne, chaque Haïtien sans considération de fortune, de rang social, de religion et de caractéristiques morphologiques aura sa place mais comme un gâteau à partager. 

Ces mouvances politiques qui devraient être le rouage de notre démocratie naissante n’étaient pas et ne sont pas à la hauteur de leur mission démocratique. Elles sont devenues de préférence des repères de bandits et de pirates politiques qui ne cherchent qu’a s’accaparer du pouvoir dans le seul objectif d’améliorer la situation du « Moi » individuel au détriment pur et simple du « Nous » collectif. Le néopatrimonialisme, pour les plus respectables, et le sultanisme qui les caractérisent ont servi de blocage à toute transition démocratique réussie. 

Leurs leaders qui n’ont pas su établir de différence entre la gestion de la res privata et celle de la res publica ne sauraient se transformer comme par enchantement en dirigeants démocratiques éclairés et visionnaires une fois arrivés au pouvoir. Ils continuent naturellement à gérer le pays en dehors de toute norme, toute considération éthique que nécessite la gestion d’une république à l’aube du 21ème siècle et du 20ème siècle finissant. La plupart de ces mouvances ne sont qu’un club d’amis sinon de famille s’installant dans la « République de Port-au-Prince », oubliant ainsi que le pays renferme 10 départements à développer mais aussi ayant un poids électoral important.

L’association de ces facteurs engendre la perte de souveraineté nationale du point de vue politique, économique, militaire et même alimentaire. Nos millions de jeunes se trouvent sans repères et n’envisagent leur devenir que par la négation. Certains de nos compatriotes pensent que la situation de notre pays est inscrite dans l’ordre des choses. L’espoir et le désespoir ne font plus qu’un.

Dans toutes les sphères sociales, point de différence entre la moralité et l’immoralité, l’honnêteté et la malhonnêteté, l’authentique et l’inauthentique, le juste et l’injuste, le normal et l’anormal, le légal et l’illégal, etc. La vertu perd tout son sens, les mythes ont disparu, les valeurs sont éclipsées. Ce constat est largement partagé par des milliers de nos concitoyens. Certains, ceux qui le peuvent, fuient le pays et renoncent même à y revenir.


C’est la nécessité de construire un parti politique moderne apte à relever le défi historique d’édifier un pays à la hauteur de son histoire qui justifie le lancement de l’UMPP comme force de changement véritable dans le pays. Il s’agit d’un projet démocratique en construction. Cette construction se fait sur un socle de valeurs inaltérables qui sont :

• La primauté de l’intérêt national (en toute circonstance) sur celui d’un individu ou d’un groupe d’individus, peu importent ses/leurs qualités.
• La transparence, la tolérance, les principes d’équité et de justice sociale.
• Les principes de démocratie. 

La mise en place d’un plan global pour tous les enfants du pays quelque soit leur âge, sexe ou classe sociale. L’adoption de mesures positives relatives à la parité entre les hommes et les femmes. L’inclusion de toutes les filles et fils de la nation dans la gestion de la chose publique. Le respect des droits fondamentaux de la personne humaine (Les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels).

L’UMPP, Union pour la Mobilisation Patriotique Permanente, croit à une Haïti digne, qui soit à la hauteur de la tâche que son histoire lui confère aux yeux de l’humanité toute entière, une Haïti qui fera parler d’elle non en fonction de ses turbulences économico-sociopolitiques mais de son rayonnement régional et mondial, une Haïti qui servira d’exemple. Pour que ces affirmations ne soient pas purement utopiques, l’UMPP s’inscrit dans un double dynamique :
• Se doter de structure interne démocratique, moderne et solide avec une couverture nationale afin d’entrainer avec lui toute la population haïtienne dans cet élan de changement véritable qu’il prône.
• Se doter d’un projet socioéconomique, chiffré et viable avant toute prise de pouvoir. 

 Pour l’UMPP, Union pour la mobilisation Patriotique Permanente, est ouvert à toutes les haïtiennes et tous les Haïtiens partageant ses valeurs. L’UMPP se donne pour tâche la construction d'une unité nationale réelle et l'instauration d'une démocratie véritable et responsable au profit de toutes les filles et tous les fils de la nation. L’UMPP, Union pour la mobilisation Patriotique Permanente, travaillera avec toutes celles et tous ceux qui éprouvent une extrême nécessité de procéder à l'instauration dans ce pays d'un véritable Etat de droit, dont le but principal sera de veiller au bien-être collectif et individuel. 

Le changement véritable dont l’UMPP est porteur passera par l’invention d’une nouvelle conscience politique nationale afin que chaque Haïtienne, chaque Haïtien, comprenne que le bien-être d’Haïti passe inévitablement par la fin du système actuel encouragé et maintenu par l’esprit néopatrimonial et sultanique. Haïti ne pourra prétendre à une paix durable que si tous les secteurs de la vie nationale font montre de civisme envers la patrie et se mettent au travail afin de sortir notre pays du marasme socio-économique, politique et culturel, dans lesquels il patauge. 

 L’UMPP, Union pour la mobilisation Patriotique Permanente, pense que le temps est à l’action et que le changement ne pourra désormais survenir qu'au travers d’un « activisme » qui ne recule devant rien pour précipiter un changement radical dans le pays. L’UMPP, Union pour la mobilisation Patriotique Permanente, s'engage à promouvoir un égal accès des hommes et des femmes aux responsabilités en son sein et dans les administrations publiques.

Il défend l'égalité des chances et la récompense du mérite personnel, ainsi que l'égalité des territoires, gage d'un développement économique harmonieux, durable, et respectueux de l'environnement. Il participe au combat pour la dignité et la responsabilité de la personne humaine, qui passe par le respect intransigeant de ses droits universels.

Haïtiennes, Haïtiens, de tous les coins du monde un défi historique nous est lancé : celui de contribuer à l’émergence d’une Haïti fière, digne et à la hauteur de sa glorieuse histoire. Venez relever ce défi avec nous !




                             Solidarités haïtiennes pour une Haïti à la hauteur de son histoire !


                                                             Le Secrétariat Exécutif National (SENA)     
                         

                                             DÉCLARATION DE PRINCIPES 

1-  L’UMPP, Union pour la Mobilisation Patriotique Permanente, se fixe comme objectif l'émergence, par la voie démocratique uniquement, d'une société qui répond aux aspirations fondamentales du peuple haïtien telles qu’elles ont été définies, plus de deux siècles de luttes, après les Pères Fondateurs pour : la liberté, l'égalité, la dignité et le progrès de l’homme et de la femme haïtienne.
2   
    L’UMPP, se revendique des idéaux de 1804 qui sont la recherche de la justice sociale, le progrès socioéconomique et l’unité nécessaire à la prospérité de la nation. C’est un parti de rassemblement qui met la réforme de l’Etat haïtien et ses institutions au service des espérances de révolution sociale du peuple. Il s'inscrit ainsi dans la démarche historique et progressiste de nos aïeux pour apporter aux citoyens : le bien-être, la responsabilité et la solidarité.

3-      Alors que les sciences, les techniques et les Nouvelles technologies ouvrent de nouveaux espaces de liberté et de créativité mais peuvent aussi détruire ou pervertir toute forme de vie, l’UMPP agit pour qu'elles bénéficient aux haïtiennes et aux haïtiens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur. 

4-      L’UMPP est un parti de transformation sociale. La faillite de la classe politique haïtienne des cinquante dernières années, l’échec et l’égoïsme des élites ne lui font pas oublier que le capitalisme « mal-développé » développe les inégalités dans la société haïtienne, accentue les déséquilibres au niveau territorial, et permet à moins d’un pour cent de la population d’accaparer les richesses du pays en excluant la majorité. 

5-       L’UMPP étant un parti qui s’inscrit dans le cadre du développement humain est donc favorable à un système d'économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à l’Etat, la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l'intérêt général. Il agit pour son dépassement par de nouvelles formes d'organisation économique et sociale donnant aux salariés, ouvriers et aux paysans une véritable citoyenneté dans l'entreprise ou sur les terres qu’ils cultivent. 

6-      Dans les secteurs clés qui déterminent la formation du citoyen haïtien et ses conditions de vie (l'école, l'université, médias, logement, santé, environnement), l’UMPP n'accepte pas que les logiques du marché soient les seuls déterminants.

7-      Avec un pouvoir public fort, la décentralisation, l'aménagement du territoire, la planification, la politique budgétaire et fiscale doivent permettre démocratiquement aux citoyens de dégager les grandes priorités nationales. L’UMPP, Union pour la mobilisation Patriotique Permanente, est un parti démocratique et de l’égalité de droit. Il fonde son action et son projet sur le respect des Droits de l'homme et du citoyen dans le cadre d'un État de droit reposant sur le principe du suffrage universel et  du pluralisme. Seule condition pour son accession aux responsabilités publiques, à la gestion de l’Etat. Il s’oppose à toute prise du pourvoir par la force et déclare résolument opposer à tout coup d’état de type militaire ou civil. 

8-      Il affirme que toutes les libertés sont liées : leur plein exercice, sur les plans politique, économique, social et culturel est la condition de l'épanouissement et de l'approfondissement de la démocratie. L’UMPP, union pour la mobilisation permanente, a en effet conscience de la limite des droits quand ils ne sont pas accompagnés des conditions concrètes susceptibles d'en permettre la réalisation. 

9-      Le combat pour la liberté est indissociable de celui pour l'égalité des chances. L’UMPP est un parti ancré dans le monde du travail et de l’étudiant. Les mutations incessantes et profondes de la société haïtienne depuis l’indépendance n'ont pas éliminé les oppositions de classes et de groupes sociaux. C'est pourquoi, les membres de L’UMPP participent au combat pour le progrès de toute la société, ils sont particulièrement attentifs aux intérêts des salariés, des étudiants, des paysans et au développement de toutes leurs capacités d'action. Ils luttent pour un développement économique respectant l'environnement et les équilibres naturels de la planète.

10-   L’UMPP, Union pour la mobilisation Patriotique Permanente, est fermement attaché à la liberté de conscience, à la laïcité et à l'école publique. Il n’est pas opposé à l’enseignement privé et congréganiste. Il estime que l'accès à la formation, l'information et à la culture est un droit et une condition essentielle à la liberté et à la démocratie. C'est pourquoi l'indépendance de la création et de la communication à l'égard du pouvoir politique et du pouvoir financier est indispensable. Il affirme l'égalité de tous les Haïtiens et Haïtiennes et récuse toute mesure discriminatoire fondée sur le sexe, la race, la couleur de peau et les convictions philosophiques ou religieuses.
 
11  Les membres de l’UMPP considèrent comme un acquis majeur les droits et les libertés que les femmes ont conquis depuis les luttes pour l’indépendance. Ils continuent de lutter pour éliminer les discriminations qui subsistent. L’UMPP met en œuvre au travers de ses statuts, dans ses structures et dans sa pratique, une égalité de plus en plus réelle entre les hommes et les femmes.

1    Parce qu'il n'y a pas d'hommes et de femmes libres dans une nation asservie ou sujette, parce que tous les problèmes majeurs sont devenus mondiaux, l'action de l’UMPP s'inscrit dans un cadre national et international. Dans l'ordre international, l’UMPP s’inscrit dans les idéaux de 1804 et condamne toute exploitation d'un peuple par un autre et soutient le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
13
L’UMPP, Union pour la mobilisation Patriotique Permanente, attend de celles et ceux qui le représentent à tous les niveaux de responsabilité : locale, nationale et internationale, qu'ils s'inspirent dans leurs décisions et dans leurs actes de cette Déclaration de Principes.


                                                                          Le Secrétariat Exécutif National (SENA)     

                             LES   STATUTS DE L’UMPP

                                                             
                                        TITRE I - CONSTITUTION

CHAPITRE I – FORMATION
Article 1 – DÉNOMINATION
Il est formé à Port au prince le 18 mai 09 entre les personnes physiques adhérant  aux présents statuts un parti politique dénommé UMPP (UNION POUR LA MOBILISATION PATRIOTIQUE PERMANENTE). Son fonctionnement est régi par la loi du 30 Juillet 1986, les modifications y afférentes et les présents statuts.
Article 2 – SIÈGE SOCIAL – DURÉE
Le siège social de l’UMPP est au SANTO 19, RUE PARANA #50 CROIX-DES-BOUQUETS, HAÏTI, il peut être transféré en d’autre lieu sur simple décision du Secrétariat Exécutif.
Article 3 – Durée
La durée de vie du parti est illimitée

Article 3.1 – OBJECTIFS
 L’UMPP a pour objectifs fondamentaux de :
Participer à la vie politique du pays ;
Rassembler toutes les haïtiennes et tous les haïtiens sans distinction aucune – y  compris les croyances religieuses exercées dans le cadre de la loi – autour d’un projet  de reconstruction nationale ;
Promouvoir la liberté individuelle, le respect des droits de chaque citoyen ainsi que les principes de solidarité sociale indispensables à la réalisation d’une véritable cohésion nationale ;
Agir dans tous les domaines pour une Haïti florissante, une société démocratique, juste et solidaire.

Article 4 – Emblème
L’emblème de l’UMPP, Union pour la mobilisation patriotique permanente, est constitué d’une forteresse ayant quatre piliers dont la toiture symbolise la reconquête de la souveraineté nationale dans le cadre d’un plan global de la reconstruction du pays.
Article 4.1 – Couleur du parti
La couleur du parti est le bleu.
Article 4.2 – Devise
L’emblème symbolise la détermination à combattre l’exclusion, la famine et le sous-développement. L’UMPP s’assied sur les quatre piliers inaltérables qui sont :
1) la primauté de l'intérêt national ;
2) les principes d'équité et de justice sociale ; 
3) les principes de démocratie ;
4) le développement humain.   

Article 4-3 - La devise du parti est :   Pour une Haïti à la hauteur de son histoire !

                                                TITRE II – ORGANISATION

CHAPITRE II – DES MEMBRES
Article 5 – Les Membres 
Les membres de l’UMPP sont ceux et celles ayant rempli les conditions requises par les présents statuts et ses règlements intérieurs.
Article 9 – ADMISSION
 Pour être membre de l’UMPP il faut :
1- Etre haïtien et âgé d’au moins 18 ans.
2- Recevoir l’approbation des dirigeants de l’instance locale du Parti où la demande a été produite.
3-  Remplir les formalités administratives.

4- S’engager à respecter les présents statuts, les règlements intérieurs du Parti, les décisions du Congrès et du Secrétariat Exécutif.
5- Etre apte à promouvoir « L’UMPP».
Article 10- LES QUALITES DE MEMBRES.
Au sein du parti, on distingue quatre catégories de membres :
1)        Les membres fondateurs ;
2)        Les membres actifs ;
3)        Les membres adhérents ;
4)        Les membres d’honneur ou sympathisants.
Article 10-1- Les MEMBRES FONDATEURS
Les membres fondateurs sont ceux qui participent à la naissance de l’UMPP.  Pour être membre fondateur, il faut :
1)       Etre Haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité ;
2)       Avoir au moins 18 ans accomplis ;
3)       Jouir de ses droits civils et politiques ;
4)       Avoir son domicile et sa résidence en Haïti ;
5)       Avoir signé l’acte constitutif du parti ;
6)       N’avoir jamais été condamné à une peine afflictive ou infamante ;
7)       Payer une contribution de mille cinq cents (1500) gourdes pour constituer les fonds financiers du parti ;

Article 10-2- Les MEMBRES ACTIFS
Les membres actifs sont ceux qui participent à la politique active du parti en y remplissant une fonction quelconque. Pour être membre actif, il faut :
1-     Etre Haïtien d’origine ;
2-     N’avoir jamais renoncé à sa nationalité ;
3-     N’avoir jamais été condamné à une peine afflictive ou infamante ;
4-     Etre âgé d’au moins 18 ans accomplis ;
5-     Jouir de ses droits civils et politiques ;
6-     N’être simultanément membre d’aucun autre parti politique ;
7-     Payer une contribution de cinq cents (500) gourdes à la constitution des ressources financières du parti ;

Article 10-3- Les MEMBRES ADHERENTS
Les membres adhérents  du parti sont ceux qui détiennent  la carte de membre du parti, répondant à ses obligations  mais ne remplissant aucune fonction active à l’intérieur du parti dont le montant de cotisation est de (250) gourdes. La cotisation des membres sera versée en fonction de la capacité financière de chaque membre. 

Article 10-4 - DEMISSION
La qualité de membre se perd par démission ou radiation. La démission doit être notifiée par écrit à l’instance locale compétente du parti. Est également considéré comme démissionnaire le membre qui n’aura pas participé aux activités du parti et payé ses cotisations pendant un laps de temps déterminé par ses règlements intérieurs.
Article 11 – Radiation
Tout membre ne se conformant pas aux présents statuts, aux décisions régulières du Secrétariat Exécutif ou du Congrès, de même que celui ou celle nuisant aux intérêts ou à la bonne renommée du parti peut être exclu par le Secrétariat National à la majorité des deux tiers après qu’il ait été entendu.
                             
TITRE III : LES STRUCTURES DU PARTI

CHAPITRE III – LES INSTANCES DE l’UMPP
Article 12-  LES INSTANCES.
Les instances du parti sont :
Le Congrès
Le Secrétariat Exécutif National (SENA)
Les Unions Fédérales des Entités Administratives (UFEA)
Les Fédérations des Entités Administratives (FEA)
Les Entités Administratives (EA)
Les commissions
L’Université du parti

                                   
                                  Article 12-1- ORGANIGRAMME DE L’UMPP
                   
                                          Secrétariat Exécutif National(SENA)
                                             
                                         Union des Unités Fédérales –UFA

                                        ORGANIGRAMME DES SECTIONS

Titre IV- Fonctions et rôles

13 – Du Congrès
Le congrès est la plus haute instance de décision du Parti. Il se tient tous les quatre (4) ans en session ordinaire ou extraordinaire sur convocation du Secrétariat Exécutif National (SENA), ou sur proposition des deux tiers des membres du parti.  L’avis de convocation doit être lancé au moins trois (3) mois à l’avance et mentionner le lieu, la date et l’ordre du jour.
Article 14 – Composition du Congrès
Le congrès se compose des élus locaux et nationaux du parti et l’ensemble des membres.
Article 15 – Compétences du congrès
Le congrès élit une partie des membres du Secrétariat Exécutif National (SENA), approuve ou désapprouve la politique générale du parti, amende les Statuts et règlements intérieurs, traite de toute autre question d’importance.
Article 17 - Du Secrétariat Exécutif National (SENA)
Le secrétariat Exécutif National est l’instance dirigeante du parti. Il se compose d’un(e) Secrétaire général(e), d’un(e) Secrétaire aux relations publiques, d’un secrétaire à l’organisation, d’un(e) trésorière, et des délégués envoyés par les UFEA.
Article 18 – Rôle du secrétaire Général
Le secrétaire général préside les réunions du secrétariat exécutif national, représente le parti en justice,  défend et diffuse  son idéologie, travaille à sa cohésion et à la mise en place des stratégies en vue de sa pérennisation et prépare  le parti  à affronter les joutes électorales.
Article 19 – Rôle du secrétaire aux Relations publiques
Le Secrétaire aux relations publiques dégage de concert avec le secrétaire général les priorités du parti, définit les stratégies communicationnelles, recrute les membres, préparent les mobilisations, sert de liaison entre le parti et ses élus locaux et nationaux. Le secrétaire aux relations publiques participe au renforcement des liens de coopération internationale avec d’autres partis dont il est idéologiquement proche. Il remplace le secrétaire général en cas d’empêchement.
Article 20 -  Rôle du Secrétaire à l’Organisation
Le secrétaire à l’organisation organise le congrès et les autres manifestations du parti. Il est responsable de la logistique, diffuse les motions prises par le parti, veille à la cohérence de l’organigramme et des structures internes du parti de concert avec le Secrétaire général.
Article 21 – Le Trésorier
Le trésorier est responsable des finances du parti, il signe avec le Secrétaire Général tous les documents et les chèques relatifs aux dépenses et aux sorties de fonds, conserve les livres comptables et les pièces justificatives des rentrées et des sorties de fonds, entreprend avec le Secrétaire Général les démarches pour l’obtention de fonds nécessaires à la bonne marche du parti. Il présente les rapports financiers au Secrétariat Exécutif National.
Article 22 – Rôle des délégués
Les délégués coiffent l’ensemble des activités du Secrétariat exécutif National. Ils jouent un rôle déterminant et font valoir les points de vue des entités locales au sein du Secrétariat Exécutif National. Le nombre des UFEA détermine la quantité de délégués à siéger au SENA.  L’ensemble des membres du SENA forme un chiffre ou un nombre impair.
Article 23- Les Unions Fédérales des Entités Administratives (UFEA)
Les Unions Fédérales des Entités Administratives sont au chiffre de trois réparties de la manière suivante :
Le grand Nord – Nord-ouest, Nord-est, Nord, Artibonite et Centre.
Grand’ouest  - l’Ouest et les Haïtiens vivant à l’étranger
Le Grand sud - Sud, Sud-est, Grande Anse, Nippes.

Elles sont composées de Fédérations des Entités administratives (FEA). Les UFEA servent de relais au niveau régional des décisions prises par le parti. Il participe au choix des candidats aux élections, envoient ses représentants-es au SENA. Elles appliquent et font appliquer la politique générale du Parti, ratifient la liste des candidats du parti aux élections locales soumise par la FEA. Chaque UFEA est dirigée par 5 membres dont un Coordonnateur, un Vice-Coordonnateur, un délégué, un trésorier et un conseiller, tous élus par les FEA et les EA. Les modalités des élections sont définies par les règlements intérieurs.
Article 24 – Des Fédérations des Entités Administratives (FEA)
Les Fédérations des Entités Administratives (FEA) sont composées d’Entités Administratives (EA). Elles sont en fonction du nombre des Entités administratives composant une commune.
Les fédérations administratives font la promotion du parti en augmentant le nombre des membres, contribuent à la réussite des projets économiques, sociaux, politiques et culturels entrepris par l’UMPP.
Elles Ratifient la liste des candidats aux élections locales soumises par les EA, elles font des propositions à l’UFEA sur les projets de développement susceptibles de satisfaire les revendications de la population locale, diffusent les messages et fait la promotion des candidats du Parti à tous les niveaux.
Chaque FEA est dirigée par 5 membres dont un secrétaire fédéral, un secrétaire fédéral adjoint, un délégué, un trésorier et un conseiller, tous élus par les EA. Les modalités des élections sont définies par les règlements intérieurs
Article 25 – Des Entités Administratives (EA)
Les Entités Administratives sont au nombre de 570. La Section communale est la plus petite entité administrative (EA) du parti:
1) Elle est composée d’un secrétaire de section, d’un(e) délégué et d’un trésorier. Le secrétariat d’entité administrative est élu par l’assemblée générale d’Entité administrative. L’Entité Administrative fait la promotion du parti en augmentant le nombre de membres, contribue à la réussite des projets économiques, sociaux, politiques et culturels entrepris par l’UMPP;  soumet à la ratification de la FEA, le choix des candidats aux élections, fait des propositions à la FEA sur les projets de développement susceptibles de satisfaire les revendications de la population locale. Elle diffuse les messages et fait la promotion des candidats du Parti à tous les niveaux.
Article 26 – ASSEMBLEE GENERALE D’ENTITE ADMINISTRATIVE
L’Assemblée Générale d’Entité Administrative (EA) se tient chaque année sur convocation de secrétariat d’Entité Administrative. Elle se compose de l’ensemble des membres de l’entité administrative. Le secrétariat d’entité administrative devra y présenter son rapport de gestion. L’assemblée peut être aussi convoquée à l’extraordinaire si les circonstances l’exigent.
Article 27 – Des Commissions
Les commissions travaillent à la viabilité des projets émanant des instances du parti. Elles élaborent les projets socioéconomiques sur proposition du SENA.
Article 28 – Types de Commissions
Il y a les commissions permanentes et les commissions ad hoc qui sont mises en place en fonction des besoins du parti.
Article 29 – Les Commissions permanentes
Les Commissions permanentes sont :
La commission électorale
La commission des finances
Commission de la Jeunesse
Commission aux affaires féminines
Commission de régulation des conflits
Commission juridique
Article 30 – DE LA COMMISSION ELECTORALE
La commission Electorale est responsable de toutes les opérations électorales du parti allant de la préparation des candidats jusqu’à la défense des acquis des urnes. Elle est investie aussi du pouvoir d’organiser les élections au sein des instances nationales du Parti et de s’assurer de leur régularité. Cette commission se divise en sous-commissions à tous les niveaux structurels du parti. A ce titre la commission et les sous-commissions Electorales ont pour rôle de :
1- Analyser les dossiers de candidatures du parti et d’en dresser les rapports avec mention au Secrétariat de leurs niveaux respectifs.
2- Préparer les termes des contrats du Parti  avec les candidats.
3- Faire le dépôt des pièces des candidats approuvés par le parti.
4- Assister les candidats du parti auprès du Conseil Électoral.
5- Planifier et organiser avec les candidats les campagnes électorales à tous les   niveaux.
6- Encadrer les candidats du parti.
7-Entretenir toutes relations avec les différentes structures de l’appareil électoral et représenter le parti devant elles.
8-     Défendre les acquis des urnes en utilisant tous les moyens légaux disponibles.
ARTICLE 36.- Lors d’élection présidentielle, législative, communale ou autre, tout candidat que le parti envoie aux dites élections s’engagera, par écrit, au moment du dépôt de ses pièces par devant la Commission Electorale, à respecter toutes les directives du parti, à suivre ses instructions chaque fois qu’il s’agira de vote au Parlement ou à une autre instance quelconque. 
Cet engagement par écrit sera constaté en prêtant le serment suivant :  « En ma qualité de membre de l’UMPP, je fais le serment solennel de rester fidèle à la ligne politique et aux principes du parti, de suivre en tous points toutes les directives du parti chaque fois qu’il s’agira de voter que ce soit au Parlement ou à une autre instance quelconque,  Si, pour une raison quelconque, je ne respecterais pas les instructions de mon parti, lors d’un vote quelconque, ce comportement constituera une défection qui entraîne ipso facto ma démission comme Parlementaire, si le SENA décide de me radier de L’UMPP, à la suite de cette défection. »

Article 31 – DE LA COMMISSION DES FINANCES
La Commission des Finances est chargée de la gestion financière du parti.  Elle prépare le budget du parti et le soumet au vote du Secrétariat Exécutif National.  Elle décide également de l’allocation des ressources entre les différentes instances de l’organisation en fonction du poids économique et politique de chacune de ces dernières.  La Commission des Finances est présidée par le Trésorier.
Article 32 – De la commission à la jeunesse et des Sports
La commission à la jeunesse et des sports travaille avec les jeunes du parti dans le cadre des manifestations sportives et culturelles de concert avec l’Université En Avant !
Article 33 - De la Commission de régulation des conflits
La commission de  régulation des conflits joue le rôle d’arbitre dans la résolution des conflits opposants les membres du parti entre eux ou les membres du parti et les autres instances. Sa décision est notifiée aux parties en cause.
Article 34 – DE LA COMMISSION JURIDIQUE
La Commission Juridique est responsable du Service du Contentieux du parti. La Commission a également pour rôle la préparation des textes de projets de lois à proposer au parlement par les parlementaires issus du parti.
Chapitre VI – De l’Université du Parti
Article 35 – L’Université UMPP
L’Université est l’organe de formation du parti. Elle est mobile et contribue à la formation civique, sociale et politique des membres. Elle est ouverte à tous et à toutes sans condition d’adhésion.
CHAPITRE VII - DES RESSOURCES DE L’ORGANISATION
Article 36- LES RESSOURCES
Les ressources de l’organisation sont constituées par :
Les cotisations des adhérents
Les dons non liés
Les financements publics
Le produit des emprunts
Les revenus provenant d’activités organisées par le parti.
Article 37- LA COMMISSION DES FINANCES
La commission des finances, sur recommandation du Secrétariat Exécutif National et du trésorier, fixe le montant des cotisations des membres du parti. Le montant peut varier suivant le niveau de revenu de la population de chaque instance.
                                                  TITRE V : AMENDEMENTS
CHAPITRE VIII - RÉVISION DES STATUTS
Article 38 – REVISION  DES TATUTS.
Les présents statuts peuvent être révisés sur proposition du secrétariat Exécutif National ou du congrès. La révision doit être votée par le Congrès à la majorité absolue
Article 39 – Imprévus
Tout ce qui n’est pas prévu aux présents statuts sera fixé par les Règlements Intérieurs du Parti.

                                              En guise de conclusion.
L’UMPP (Union pour la mobilisation patriotique permanente) fonde sa philosophie sur la nécessité d'un changement politique profond en Haïti. A ce titre, L’UMPP pense qu'il ne peut y avoir de changement véritable en Haïti tant que le pays ne mettra pas un terme au système de corruption instauré depuis par une oligarchie parasite et irresponsable. Il s'ensuit donc que:
Vu le refus répété de cette oligarchie  qui dirige le pays, il y a plus de deux cents six ans, de procéder à des réformes en profondeur en vue d’un changement radical des mentalités pour que le pays connaisse la paix, la prospérité et la stabilité dans la souveraineté; 

Vu l’entêtement et dans un dessein de conserver le statu quo social, à l'ère de la mondialisation où tout est axé sur la compétitivité et la loi du marché, une fraction de notre oligarchie est en train de tout mettre en œuvre afin de détruire et faire disparaître notre pays de la carte du monde; 

Vu les manipulations, le mensonge, la calomnie, le coup bas, la tromperie et la trahison à répétition perpétrées contre Haïti et son peuple par une cohorte d’irresponsables dont le but est de se maintenir indéfiniment au pouvoir par la force, la fraude, la corruption, les intimidations et les assassinats; 

Vu la médiocratie probante existant dans le pays et le fait que tout est mis en place pour mettre à l’écart les plus capables qui sont les plus aptes à proposer une alternative au pays; 

Vu les vols, la corruption, les divisions et la misère causés par deux cents six  ans de pouvoir autocratique par une oligarchie éhonté; 

Vu l'impossibilité qui, pour cause d’ignorance, est faite aux plus pauvres de choisir librement leur régime politique ou leur modèle économique;

Vu le soutien que certains pays soi-disant amis de notre pays continuent à donner à tout régime apatride en l'aidant à se maintenir au pouvoir au détriment du reste de la population;
Etant entendu qu’Haïti et son peuple ne peuvent plus supporter l'infâme misère et la déshumanisation qu'impose la présence indésirable de cette oligarchie sans cœur, sans âme et sans aucune humanité à la tête du pays ;

Etant entendu que notre pays ne peut se permettre de garder la vie durant cette oligarchie sangsue et morne à la tête du pays, ni de perpétuer le système mafieux vieux comme le monde dans notre pays, même après de multiples révolutions qui se sont vues le jour pendant les décennies qui s’en suivent, s'est créé un Parti politique dénommé : UMPP (Union pour la mobilisation patriotique permanente) pour jeter la base de la République de demain, d’où l’avènement de la refondation de l’Etat haïtien dans la souveraineté.

L’UMPP vise primordialement à mettre un terme au système actuel et au départ immédiat de ceux et  celles  qui l’ont maintenu afin de favoriser le vol et la corruption et d’une manière systématique dans tout le pays. L’UMPP se veut inclusif et sans qu’il y ait de distinction aucune entre les Haïtiens. Il est ouvert à tous (tes) les Haïtiens (nes) qui se réclament de ses valeurs sans à subir de discrimination aucune. 

L’UMPP vise à la construction de l’unité nationale véritable et à l'instauration d'une démocratie sans voile, transparente et responsable au profit de tous les fils et filles de la Patrie. Il est donc prêt à travailler avec tous (es) les Haïtiens (nes) et amis d’Haïti qui souhaitent l'instauration dans ce pays d'un véritable Etat de droit dont le but principal serait de veiller au bien-être général et individuel du peuple haïtien, dans le respect de son droit à l'autodétermination, à la liberté d'expression, au développement économique et aux autres libertés définies par la charte universelle des droits de l'Homme. Puisque notre but n'est pas le gain politique, mais le changement au profit de l’ensemble du peuple haïtien. 

Ainsi, les adhérents de base et les responsables des instances dirigeantes du Parti s'interdisent d'accepter tout poste politique dans un gouvernement dont les agissements sont contraires aux principes de la souveraineté nationale. Le but, en tant que Parti politique, est d'aider au changement par la prise de conscience de tout un chacun afin de comprendre que le bien-être d’Haïti passe inévitablement par la fin du système actuel encouragé et maintenu depuis pour garder le peuple à sa place et à marquer ses distances avec lui. 

Il est de ce fait que L’UMPP ne soit pas un parti politique de salon, ni un parti de plus, mais un véritable accompagnateur du peuple dans sa lutte pour répondre aux exigences du quotidien : manger à sa faim, la possibilité de se soigner, l’accès à l’éducation, le droit au travaille et surtout la possibilité d’être en sécurité à longueur de journée. 

L’UMPP cherche également à faire prendre conscience au pays entier que la souveraineté nationale ne peut s’acquérir que par l’émergence d’une production nationale, d’où la nécessité avant toute prise de pourvoir d’avoir un projet politique crédible à partir de nos sections communales. 

Il s’est agi aussi de faire prendre conscience aux Haïtiens (nes) qu'une paix durable en Haïti ne sera assurée que si tous les secteurs de la vie nationale ne font montre de civisme envers la Patrie en se mettant volontairement au travail sous l’impulsion d’un Etat constitué afin de sortir notre pays du marasme socio-économique, politique et culturel, dans lesquels il patauge.
Par conséquent, L’UMPP soutient toute initiative pacifique dont le but serait d'assurer le bien-être de tous et de toutes dans cette nouvelle République. C’est pourquoi tout adhérent aux idéaux du Parti se doit d'accepter comme nécessaires les principes de base suivants:

1-L’UMPP pose comme condition de tout changement véritable dans le pays la fin du système en place par la déroute de cette classe politique en pane d’idée novatrice pour provoquer des réformes en profondeur dans la société. Il se propose donc de mettre tout en œuvre afin de mettre un terme à notre dépendance alimentaire et de provoquer du coup la nécessité de la mise en œuvre des actions consistant à doter le pays de ces propres moyens de productions.
2-L’UMPP pense que rien ne peut changer autant que notre pays continue à dépendre uniquement de l’étranger et de cet assistanat éhonté. Il pense également que le système actuel, issue du colonialisme, aussi lourd de conséquences pour notre pays, ne peut se changer valablement tout seul sans un réel accompagnement des plus pauvres dans leur interminable lutte de libération nationale.

3-L’UMPP se veut avant tout un accompagnateur du peuple, celui qui prend en compte son long processus de déshumanisation pour en faire des citoyens doués de droits et de devoirs et surtout des hommes et des femmes qui seront porteurs des idéaux nouveaux pour rendre possible le vivre ensemble dans la République et dans la plénitude de la souveraineté nationale.
Pour arriver à cette fin ou pour effectuer cette mue douloureuse, le système actuel des choses  doit être démantelé et remplacé par un nouveau cadre, un nouvel ordre qui, débarrassé des lourdeurs de l'ancien, pourrait valablement articuler de meilleures politiques pour le développement de notre pays dans un contexte politique réformé. 

L’UMPP pense de ce fait qu'aucun projet de développement, aussi bien pensé qu'il puisse être, ne saurait trouver application valable dans le système actuel, car ce système est tellement corrompu, vorace et occupé à se maintenir en place qu'il ne peut efficacement contribuer au développement du pays. 

Ce système est si lourd et vorace dans sa consommation des finances publiques qu'il constitue un frein à tout  développement dans le pays. Le système actuel est un gouffre monétaire qui endette continuellement le pays pour des projets de développement qui ne voient jamais le jour. C'est aussi un système qui favorise la médiocrité car les intellectuels dont regorge ce système n'ont pas la possibilité d'utiliser leurs intelligences en vue de développer le pays, ils sont tout simplement étouffés et forcés de se résoudre à la politique du « chak bourik bwè dans son pâturage », "mouton qui broute là où il est attaché", à la politique du ventre ou à l'exil politique ou économique. 

Voilà pourquoi le système actuel doit être démantelé afin de permettre une effervescence des intelligences dont regorgent notre pays et le retour au pays de ceux qui se sont exilés.  En conséquence, l’UMPP pense que le temps n’est plus au pronostiques ni aux débats interminables mais beaucoup plus à l’action qu’à autre chose et que le changement ne pourra désormais venir qu'au travers d'un activisme qui ne recule devant rien pour précipiter le système actuel vers sa fin pour rendre possible la paix sociale  tant souhaité dans le pays.

Cela fait  plus de 23 ans, depuis 1986, date qui rappelle le départ en exil de Jean-Claude Duvalier, que le pays tente d’emprunter la voie de la démocratie, du développement et de la paix durable, mais aucun processus n’est constaté pour y parvenir. 

L’UMPP pense donc aujourd'hui que seul un parti politique, de connivence avec la société civile, et représentatif du peuple combiné avec une critique positive de l’action sociale pourront avoir raison de la chute libre de notre modèle social qui est sur le point de ramener notre pays à une situation de jungle et d’assistanats qui font que le vivre ensemble n’a plus sa raison d’être.

Pour y remédier, l’UMPP croit pourvoir rassembler toutes celles et tous ceux qui, dans la quête de la souveraineté nationale et au nom des idéaux de 1804, sont désireux (ses) de rechercher l'intérêt national et de servir les valeurs républicaines dans un contexte de transparence et d'alternance démocratique. Parti politique moderne qui donnera la possibilité à tous (tes) de déterminer librement leur destin sans obstacles internes ou externes. 

Il entend donc contribuer et concourir pleinement à l'expression du suffrage universel par un activisme participatif dont la visée est non seulement le déblocage de la situation politique et économique de la mère patrie, mais aussi la reconstruction du pays pour le bien-être de tous et de toutes.

L’UMPP se démarque donc du traditionalisme. A ce titre, il ne vise pas la prise personnelle du pouvoir et ne conçoit pas le développement du pays qu’après la prise du pouvoir, il est un parti politique militant qui accompagne le peuple au jour le jour dans ses préoccupations et revendications jusqu’à l’émancipation totale de toutes les couches sociales du pays en passant de la base au sommet et non du sommet à la base. 

Il se définit par conséquent comme un parti politique qui, par l'activisme, travaille à la prise de conscience, à la réflexion, à l'éveil, à la mouvance des esprits, à une effervescence des intelligences dont dispose le pays en vue de l'accomplissement des objectifs fixés par les pères fondateurs de la nation. 

C’est pourquoi notre idéologie politique est axée sur la permanence de la Nation, cadre irremplaçable à l'exercice de la souveraineté, de l'affirmation d'une identité nationale commune, de l'expression d'une action collective, à l'heure où se cherche notre nation confrontée non seulement aux séquelles du colonialisme et de l’impérialisme, mais aussi aux grands défis de la mondialisation économique.

L’UMPP croit aussi dans la capacité de notre peuple à rebondir pour assurer son rayonnement dans les Caraïbes et dans le monde. Il entend contribuer à l'émergence d'un pays de paix et de prospérité pour tous (tes). Il veut promouvoir la liberté et les responsabilités individuelles, l'égalité des droits et des devoirs, ainsi que la solidarité sociale, principes indispensables à l'épanouissement personnel autant qu'à la cohésion nationale.

Il fait le choix d'aider le pays à travailler, conjointement, au développement économique, qui repose sur la collaboration entre l'initiative privée et l'Etat, et à la justice sociale, d'une manière qui associe toutes les couches de la population à la production et à la répartition des fruits de la croissance, à travers la mise en œuvre de principes d’équité et de l’égalité des chances. 

L’UMPP s’engage à promouvoir un égal accès des hommes et des femmes aux responsabilités publiques et aux responsabilités au sein du parti. Il défend l'égalité des chances et la récompense du mérite personnel, ainsi que l'égalité des territoires, gage d'un développement économique harmonieux, durable, et respectueux de l'environnement. Il participe au combat pour la dignité et la responsabilité de la personne humaine, qui passe par le respect intransigeant de ses droits universels. Face à notre situation délétère, UMPP !est la solution. 
                                                                                     
                                                                      Changeons Haïti, maintenant !  Nou kapab.                   
                                                                                                
                                                                             Fait à Croix-des-Bouquets, Haïti,  le 18 mai 09


Signatures:  


                                                                           



                                                                            

                                                         Visitez notre site web : WWW.UMPP.ORG                       

mardi 15 février 2011

Le propos du genre : « c’est qui me fascine toujours en Haïti est la flexibilité avec laquelle ces « révolutionnaires » et « opposants » honnêtes et intègres changent du camp, une fois l’occasion leur est présentée de faire de l’argent ou d’avoir des avantages», provenant de la part d’une internaute, est une tentative de déstabilisation tout en faisant porter le soupçon sur la logique du vrai combat à mener pour la reconquête de notre souveraineté nationale.

Nous du Camp Patriotique / UMPP nous demandons en quoi un tel propos contribue-t-il à faire avancer la cause nationale ? Ne relève-t-il pas de l'absurde ? De ce propos, comme une flèche empoisonnée, transperce les cœurs pour faire ruisseler dans le fleuve tranquille de la Minustah les dernières gouttes de patrie qu’il nous reste dans les veines.

D’autant plus que ce raisonnement par l'absurde consiste en effet à changer les hypothèses de départ qui sont celles de la lutte pour la libération nationale afin de les situer dans un contexte purement alimentaire (neg yo bezyen manjé) et d'en développer d’autres qui ne sont que des clichés, de la caricature, des idées reçues, juste pour pervertir, pour dénigrer, pour anéantir les efforts consentis de ceux et celles qui s’acharnent à reconstruire une Haïti à la hauteur de son histoire.

En outre, en recherchant le lien existant entre les hypothèses et leur conclusion à la compréhension de cet énoncé, nous ne voyons pas l’assertion qui s’est faite entre le combat des patriotiques pour la désoccupation de notre sol nationale et cette figure du patriote évoquée dans cette citation du type: «Un sénateur des années 60, très respecté par ses adversaires comme par ses alliés, disait toujours : « si tu veux savoir, si un homme est honnête, fais de lui le ministre de l’intérieur (le poste le plus convoite et puissant de l’époque) ».

Cette caricature à l’extrême de notre combat à travers la figure du patriote cherchant un « job » prouve combien les pleureurs et les pleureuses sont prêts à tout pour se protéger et se sentent confortables dans leur positionnement de classe, des résignés du sort, et pour le maintenir, ils, elles, ont plus de confiance dans leur Minustah chérie.

Force est de constater aussi que l'exploitation de l'absurde pour appuyer les occupants comme les seuls capables à les protéger des « Ti Zorey » et contre cette masse avilie en quête de bien-être social est monnaie courante dans notre société et qu’elle doit être un facteur important que les faiseurs de camps qui sont, comme 1804, les faiseurs de pays, de patrie, de nation, doivent prendre en compte dans cette grande bataille décisive pour la reconquête de notre souveraineté nationale.

Ainsi, on nous reproche de vouloir dresser la société en camps et d’une manière exagérée, on nous compare même à Hitler, comme des individus assoiffés de sang qui sont prêts à provoquer des génocides dans le pays. Ces mêmes personnes oublient que nous sommes au XXIème siècle et que nous aussi nous avions lu l’histoire et que notre patriotisme ne s’écarte pas de la géopolitique et du vivre ensemble des nations et des peuples.

Nous sommes des patriotes et nous voulons nous diriger de par nous-mêmes comme font tous les peuples de la terre entière. De ce fait, nous savons aussi que nous vivons dans un monde d’intérêt qui fait que depuis le monde est monde, les humains s’inscrivent d’emblée dans cette logique de combat permanent au nom de cet intérêt. Il en est de même pour les nations, des peuples, des populations, chaque citoyen dans son cadre de vie de revendiquer sa place et son rôle à jouer dans l'avancement de sa société.

Et pour qu’il y ait équilibre et pour éviter des génocides regrettables, les nations se sont données des Etats qui sont capables non seulement de réguler leur société dans leur intérieur mais surtout d’établir les relations du bon voisinage entre elles. De notre coté, nous voulons nous aussi construire notre propre Etat haitiano-haïtien pour que vivre notre nation à tout point de vue. Voilà le sens de notre combat et qu’il est inscrit dans la charte des Nations-Unies dont notre pays est le signataire.

Dans tout, il y a toujours des forces en présence qui se calquent sur la loi de la relativité : le bien et le mal. Tout ce fait en fonction de cette loi naturelle et éternelle. Les camps de la Minustah sont libres aussi de s’exprimer pour nous donner toutes les bonnes raisons possibles et inimaginables du maintien d’une force d’occupation sur notre sol national. Pourquoi, nous du camp patriotique/UMPP, nous sommes contre cette présence qui va à l'encontre des idéaux de 1804.

Nous voyons que cette opposition, comme en 1915, n’a pour axe que les intérêts de classe. Les pauvres d’un coté et la classe possédante de l’autre dans laquelle se trouvent ceux et celles qui se disent citoyens du monde et tous les assimilés d’un genre nouveau. La bataille est classique : la lutte des classes.

Donc le maintien indéfiniment ou pas de la Minustah dans notre pays s’inscrit d’emblée dans cette problématique qui est celle du positionnement de classe, du statuquo social et surtout pour le maintien des privilèges au détriment de la masse. Comme dit Bissainthe, il n’y a que les « Ti-Zorey » qui sont pour un départ graduel de cette force d’occupation de notre territoire. Il a raison, puisque sans la Minustah chérie, les patriotes au pouvoir vont pouvoir enfin lancer le processus du développement humain pour une vraie cohabitation de toutes les filles et fils de la patrie dans un pays où l’égalité de droit serait un principe inviolable.

Ce serait aussi la fin des privilèges. Utilisés comme armes de combat  ces idées reçues, ou stéréotypes , prennent place et d’une manière continue dans les cœurs des pleureurs et des pleureuses pour stopper net la machine patriotique qui s’est mise en route non seulement pour la reconquête de notre souveraineté nationale mais aussi bien dans le cadre de l’élaboration d’un plan de sauvetage national et dans son application pour faire sortir définitivement notre pays du marasme socioéconomique dans lequel il s’est trouvé depuis.

Que Dieu dans sa toute puissance nous accorde les vitalités nécessaires pour continuer la lutte contre les occupants et à dénoncer l'intolérable dans notre société. Ensemble, cette année de 2010 est proclamée l'année patriotique pour la reconquête de la souveraineté nationale. Recevez, chers compatriotes de tous horizons, nos vœux patriotiques les meilleurs pour une Haïti à la hauteur de son histoire. Que Dieu bénisse Haïti! Bonne année à toutes et à tous.

Pour le Drapeau, Pour la Patrie, Mourir est BEAU !
Quand je vais sur le net, le matin, pour passer le temps, je regarde les e-mails des patriotes qui me font peur. Et je vérifie donc mes théories sur les patriotes haïtiens. Ou plutôt, je cherche à valider mes idées toutes faites sur eux. L'idée reçue est une idée banale, un lieu commun, que certains peuvent reformuler avec originalité mais c'est rare, comme en témoigne le Dictionnaire des idées reçues de Flaubert. Exemple : « ces « révolutionnaires » et « opposants » honnêtes et intègres changent du camp, une fois l’occasion leur est présentée de faire de l’argent ou d’avoir des avantages ».
Le cliché désigne, à l'origine, dans le vocabulaire des typographes, la planche métallique servant à l'impression; sens figuré et péjoratif: « phrase toute faite que l'on répète ». Il se caractérise par son utilisation inconsciente. Autrefois, le cliché n'était pas condamné mais constituait une pratique poétique courante. « c’est qui me fascine toujours en Haïti est la flexibilité avec laquelle ces « révolutionnaires » et « opposants » honnêtes et intègres changent du camp, une fois l’occasion leur est présentée de faire de l’argent ou d’avoir des avantages ». Cette citation est l’une des clichés utilisée par les collabos pour dénigrer et ternir l’image des patriotes.
Le stéréotype: c'est une idée reçue qui passe à travers un cliché; la reprise consciente d'un stéréotype constitue une citation à visée parodique et polémique. Ainsi, par cet énoncé : «Un sénateur des années 60, très respecté par ses adversaires comme par ses alliés, disait toujours : « si tu veux savoir, si un homme est honnête, fais de lui le ministre de l’intérieur (le poste le plus convoite et puissant de l’époque) », les pleureurs et les pleureuses utilisent les stéréotypes à des fins subversives juste pour ternir l’image du Camp Patriote / UMPP.
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    • Jean Audan Catel
      Merci pour cette remarque, je dirais même qu'elle est pertinente. Mes amitiés patriotiques. Que cette nouvelle année nous rapproche d'avantage pour l'assaut final. Que Dieu bénisse les patriotes à tout jamais unis dans la lutte pour la libé...ration nationale.

      Bien à toi

      Jean Audan CATEL
      pour une Haïti à la hauteur de son histoire.
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      3 janvier 2010, 14:26 ·

    • Natania Etienne Jean Audan si ces remarques qui s appliquent a beaucoup ne s appliquent pas a toi pourquoi t en faire ????
      Avec les coups que les gens ont recu ils sont mefiants il faut seulement les rassurer et par la parole et par les actes.

      3 janvier 2010, 16:36 · · 1 personneVous aimez.

    • Jean Audan Catel
      Chère Natania, notre reine soleil levé,
      nous n'invitons pas les gens à nous suivre comme des moutons, au contraire nous les invitons à prendre part et d'une manière active au sein de nos organisations politiques ou sociales. La participati...on active des gens dans des structures démocratiquement hiérarchisées de nos organisations est une preuve de notre sincérité. Car nous n'allons pas reconstruire Haïti à nous tout seul mais reposant sur l'ensemble des gens qui croient qu'une autre Haïti est possible.

      Recois, chère Natania, nos solutations patriotiques les plus sincères. Bonne et heureuse année 2010.

      Bien à toi

      JAC
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      3 janvier 2010, 18:40 ·

Mèsi papa Desalin

Mèsi papa Desalin 1

Papa Desalin, mèsi

Chak fwa m’ santi sa-m ye

M’ di mèsi, Desalin

Chak fwa m’ tande youn nèg koloni Ki poko lib pale

M’di: Desalin, mèsi

Se mwen k’ konnen sa ou ye pou mwen

Mèsi, papa Desalin

Si m’ youn nonm

Se pou m’ di : mèsi, Desalin

Si m’ ouvè je-m gade Se gras a ou, Desalin

Si m’ leve tèt mwen pou m’ mache

Se gras a ou, Desalin

Chak fwa m’ gade lòt nèg

M’ di mèsi, Desalin

Lè m’ wè sa k’ ap pase lòt kote

M’ di: mèsi, Desalin

Lè m’ tande kèk nèg parèy mwen pale

M’ di: mèsi, papa Desalin

Se mwen k’ konnen sa ou ye pou mwen

Towo Desalin

Desalin, san mwen Desalin, de grenn je-m Desalin, zantray mwen

Se mwen k’ konnen

Se pou tout nèg di: Mèsi Desalin

Se ou k’ montre nou chimen nou

Mèsi Desalin

Se ou k’ limyè nou Desalin

Se ou ki ban–n tè n’ ap pile a

Syèl ki sou tèt nou an Pyebwa, larivyè Lanmè, letan, se ou Desalin, se ou k’ ban-n solèy

Ki ban-n lalin

Ou ki ban-n sè, frè-n

Manman, papa-n, pitit nou

Se ou ki fè-n youn jan youn mannyè

Nou pa kou tout nèg

Si m' gade tout mounn nan je

Se ou k’ ap gade yo, Desalin

Se ou ki ban-n dlo pou n’ bwè

Ou ki ban-n manje pou n’ manje

Mèsi, papa Desalin.

Epi, se ou ki ban-n kay pou n’rete

Ou ki ban-n kote pou n’ fè jaden

Se ou k’ montre-n chante

Ou k’ montre-n di: non Yo di gan nèg ki di: wi,wi.

Gan nèg ki di: yèssè

Ou montre-n di: non Desalin, montre tout nèg

Tout nèg sou latè di: non Mèsi, papa Desalin

Gan nèg ki vle esplike: “Tan jodi pa tan pase

E ke wi alèkile La fraternité humaine

L’ humanité, la civilisation” Tou sa, se franse

Mwen menm, se Desalin m’ konnen

M’ di: mèsi, papa-m Se ou k’ fè-m

Manman-m se pitit ou

Tigason, tifi, se pitit ou tou

Mèsi, Desalin

Pitit-pitit mwen, se pitit ou

Wa Desalin, mèsi

M’ pa bezwen pale pou drapo a!

Pa bezwen pale pou Lakayè

Pou Gonayiv! Yo di sa deja

E ki mounn k’ ap tande sa ankò?

Mès rekwiyèm 17 oktòb?

Ki mounn ki pral Katedral?

Diskou Minis?

Ki mounn k’ap koute sa?

Men, sa m’ di la a

Se youn sèl mo: mèsi

Mèsi Desalin papa-m

Gan mounn ki pa konnen

Fò m’ di yo

San ou nou pa ta la a

Mèsi, papa Desalin

Epi, fini ak Patè Nostè-w la a

Monseyè, Desalin pa mouri

Ase pale franse, Minis

Desalin pap janm mouri

Desalin la

Nèg sa a ta ka mouri!

Desalin nan kè-m

Lam-o-pye

Desalin ap veye

Youn jou Desalin va leve

Jou sa a, nou tout n’ a konnen

N’ a konnen si 1804

N’ a konnen si Lakayè

N’ a konnen si Lakrèt-a-Pyewo

N’ a konnen si Vètyè

Desalin te fè tou sa

Pou ti nèg ekri powèm

Pou Minis fè diskou

Pou pè chante Te Deoum

Pou Monseyè bay labsout

Desalin pa bezwen labsout

Tou sa Desalin fè bon

Youn jou Desalin va leve

W’ a tande nan tout lanmè Karayib

Y’ape rele kote-l

Desalin pran lèzam

Arete-l

Lè a, w’ a tande vwa-l kon loray

Tout nèg koupe tèt boule kay

W’ a tande nnan tout Lamerik

Y’ ape rele: rete-l

Vwa Desalin deja an radyo

Koupe tèt boule kay

Nan tout "Harlem"

Desalin ap mete lòd

W’ a tande: bare Desalin

Jouk "Dakar"

Jouk "Johannesburg"

W’ a tande: kote Desalin pase?

Koupe tèt boule kay

Desalin pa bezwen labsout

Pa bezwen padon Bondye

Okontrè: Desalin se bra Bondye

Desalin, se jistis Bondye

Pa bezwen Patè NostèMonseyè

Ni eskiz nèg yo vle mande blan a yo

Desalin pa bezwen

Pou tou sa l’ fè m’ di: papa Desalin, mèsi

Pou tou sa l’ pral fè M’ di: mèsi, papa Desalin



Note 1: Tèks sa a ekri daprè òtograf lwa 18 sektanm 1979 la.


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    • Many Clerice Joseph Paul Se li ki pou ta di nou mesi pou jan nou assassiner li a lol nou trennen kadav li nan poussiere, oh padon papa Dessalines shame on us
      18 octobre 2010, 02:08 via Facebook Mobile · · 1 personneChargement...

    • Jean Audan Catel Ou konnen gen trèt patou, se trèt yo ki touyé papa Dessalin pou yo ka gadé peyi yo pou yo, ki fè gen neg rich ak pov. Papa desalin se papa tout malere kap pase tray anba gran neg tout koulè. Gran neg touye desalin pour yo ka kontinyé ap toupizi maléré. Malgré tout sa, pitit maleré ke nou yé fok nou kontinyé di mèsi papa desalin li ban nou yon peyi ak yon identité ki relen pa-n. Menm si gen minista, ayiti se peyi nou li yé. Tout sa se gras à papa desalin. Pou sa Papa desalin, Mèsi, yon gwo mèsi.
      18 octobre 2010, 02:26 · · 1 personneChargement...

    • Many Clerice Joseph Paul nou ta sipoze mande papa Dessalines padon et chante lanteman li kom sa dwa nan diyite ak respe
      18 octobre 2010, 04:11 ·

    • Jean Audan Catel
      Mwen konprann ou, men mwen pa doko lè ou mélanjé tout mou-n nan mandé padon-an. Fok ou fè diférans ant group ki touyé desalin yo paské'l ménasé entérêt yo ak lot ki pédi papa desalin paské'l tap defann entérêt yo. Ou konpran'n se pa padon ...pou nou ekzijé asasen yo se pou nou mandé jistis pito pou papa desalin ak tout mas esklav yo gran neg tout koulè kontinyié ap démounizé nan peyi lakay. Se konsa pou abodé problèm nan e non nan sans ke tout mou'n koupab. Gadé péyi-a byen, gadé bô kotéw, nan antouraj ou, gadé byen, wa wè ki katégori ki profité lanmô papa Desalin nan. A qui profite le crime si ne serait que les héritiers du système, du statut quo social. Je crois en avoir dit assez. Bonne journée et bien à toi.Afficher la suite

      18 octobre 2010, 12:11 ·

    • Pierre Adelande Petiote nou tout koupab nèt paske nou tout se trèt li tap defan nou nou touyel pa konplo se nou menm ki pabon menmmmmmmmmmmmmmmmmmm
      18 octobre 2010, 15:47 · · 1 personneChargement...

    • Jean Audan Catel
      Haïti, le pays qui ne doit pas mourir.

      Agir ensemble pour sa reconstruction! Il me semble que nos concitoyens n’ont rien compris de l’urgence du moment quand tout le monde s’entête à se dire qu’il a raison et de ce fait s’isole et se met à ...soliloquer dans un univers propre aux inconscients. Ils n’ont pas encore conscience qu’à un moment donné dans l’histoire d’un peuple, il faudrait bien qu’on fasse appel à un au-delà de l’intérêt de chacun ou des forces en présence pour redynamiser la nation entière pour relever les défis internes du pays. Parmi eux, figurent des problèmes économiques et sociaux, comme par exemple la production nationale, le développement d’un service public haïtien, la gestion de notre territoire par la construction des villes nouvelles, la maîtrise démographique, de l’habitat, la structuration de nos institutions pour faire sortir le pays de l’informel afin d’avoir un budget national digne d’un pays qui se respecte. Les autres défis concernent surtout le terrorisme interne (l’insécurité) qui frappe ce pays en plein cœur. Ce terrorisme semble être le premier danger menaçant notre survie en tant que nation qui veut retrouver son autonomie pour faire valoir sa souveraineté nationale. Voilà donc les défis qui nous attendent tous. Au delà du discours, il nous faut des actes qui comptent et nous en avons assez des « voyé monté », du « yo dim », qui ne relèvent que de la « timounerie ».

      Les questions qui nous sont posées sont les suivantes :

      1- Comment relancer notre économie nationale ?

      2- L’insécurité, quelles sont ces causes et comment
      la juguler ?

      3- Dans l’élaboration d’un plan national de la
      reconstruction du pays, êtes-vous prêts à y participer
      et à quel niveau ?

      4- La présence de la Minustah est-elle nécessaire ?
      Si non, quelles stratégies pour obtenir son départ ?

      Bien entendu, nous ne laissons pas de coté l’idée d’organiser une conférence nationale dans le but de revoir nos comportements sociaux et d’y remédier.

      Car il ne suffit pas de dire je t’aime à chaque fois, il y a aussi des preuves d’amour. Construisons donc un pays à la hauteur de son histoire.
      Afficher la suite

      19 octobre 2010, 12:36 ·

À PROPOS DE LA FÊTE DU CENTENAIREl

107 ans après ! Hélas ces paroles de Rosalvo Bobo ne peuvent que nous attrister.

Haïtiens, vous parlez de fêter le centenaire de votre Liberté. Ce n’est vraiment pas ingénieux comme trouvaille d’occasion de nouvelles fantasmagories.

Je suis fatigué, ô mes compatriotes, de nos stupidités.

Faisons grâce au monde, qui nous sait exister, de caricatures révoltantes.

Un peu de vergogne, voyons, à défaut de grandeur morale.

Centenaire de notre liberté ? Non.

Centenaire de l’esclavage du nègre par le nègre.

Centenaire de nos égarements, de nos bassesses et, au milieu de vanités incessantes, de notre rétrocession systématique.

Centenaire de nos haines fraternelles, de notre triple impuissance morale, sociale et politique.

Centenaire de nos entre assassinats dans nos villes et savanes.

Centenaire de nos vices, de nos crimes politiques.

Centenaire de tout ce qu’il peut y avoir de plus odieux au sein d’un groupement d’hommes.

Centenaire de la ruine d’un pays par la misère et la saleté.

Centenaire de l’humiliation et de la déchéance peut-être définitive de la race noire, par la fraction haïtienne, cela s’entend.

Je vous en prie, n’allons pas profaner les noms de ceux-là que nous appelons aussi pompeusement que bêtement NOS AÏEUX.

C’est assez d’être traîtres, n’allons pas à l’imposture.

Voyons, mes amis, un peu de calme et de conscience.

Puisque nous avons cent ans, que sommes-nous ?

C’est une vieille prétention de croire que nous sommes quelque chose aux yeux du monde civilisé

Eh bien, NON !

Il faut se placer en pleine Europe pour se faire une idée de notre petitesse.

Petit lieu lointain habité par des nègres.

Les plus curieux savent que nous avons une légère teinte de civilisation française. Quelle faveur!

L’immense reste se contente de nous savoir sauvages.

Entre nous, quand j’entends ces mots "Peuple haïtien", "Nation haïtienne", il se produit en moi un débordement d’ironie.

Non, mes amis, "des groupes, des individus isolés régis par un groupe stigmatisé, du nom de GOUVERNEMENT".

Et comme, au point de vue de la chose commune, nous avons, par suite de graves dislocations dans le groupement primitif, des intérêts, des goûts, des idées, des idéals différents, nous en sommes à vivre chacun comme dans un désert, ne pouvant pas compter sur les forces sociales et politiques, puisque la société et la politique n’existent plus.

La masse peut passer d’un moment à l’autre. Que lui importe d’être fauve, elle ne tient pas à elle-même. L’individu a à se défendre contre la masse. Vive et soit bien qui peut.

Mais, attention !

Affiches autour de cette monstrueuse et fatale caricature, guipures du pagne : RÉPUBLIQUE, CHAMBRES, CONSTITUTIONS, LOIS …

Ah! Le mal de la France! Ce doit être un plaisir pour l’orang-outang de rappeler la bête humaine !

Allons ! Rapprochons-nous davantage et causons. Comme on doit le faire en famille, sans scrupule, sans forfanterie.

Ceux d’entre nous qui ont appris à lire un peu dans les grands livres se croient du coup grands. Les belles choses les émerveillent. Et avec un enthousiasme le plus souvent mercantile, ils se mettent, au fur et à mesure qu’ils tournent les pages, à plaquer des grandeurs artificielles sur notre petitesse immuable. Hélas! Petitesse de nos misérables cerveaux !

Venons-en donc décidément à nous persuader que nous sommes des gens d’en bas, des apprentis capables de besognes déterminées. Nos petitesses uniformes seraient si admirables !

Le génie chez le grand est remplacé par la vanité chez le petit.

Avouons que nous avons besoin tout au moins d’un peu d’intelligence à défaut de génie.

Et résignons-nous à l’humiliation d’en demander l’aumône aux riches cerveaux de l’humanité d’en haut.

Et que mesurons-nous à l’étalon de la moralité ?

Maisons publiques, maisons officielles? Bourbiers !

Les plus malins, verrats embusqués dans des formes humaines, en émergeant avec quelques paillettes d’or. Mais le sentiment du beau nous faisant défaut, nous n’en savons pas user.

Et nous sommes depuis cent ans des jouisseurs avides.

Des immoraux, des pédants, des orgueilleux ! Par conséquent, des niais et des réfractaires, voilà ce que nous sommes !

Ayons le courage, l’heure est venue, de nous dénoncer tels à nous-mêmes.

Et le 1er janvier 1904, s’il faut quand même faire quelque chose, au lieu de semer les lauriers sur les mânes introuvés de nos aïeux, après avoir passé un siècle à les oublier, à les souiller, à nous moquer outrageusement de leur héroïsme ; au lieu du pourpre et des flammes, nous tendrons un deuil d’un bout à l’autre du pays, en témoignage de notre remords et, la bouche contre terre, tenant chacun un bout de crêpe pendant au drapeau bicolore, nous demanderons pardon à Dessalines, à Toussaint, à Capois, à toute la phalange immortelle de notre histoire.

Pardon de notre ingratitude, de notre esclavage, malgré eux.

Pardon de nos folies.

Pardon de nos parjures et de notre croupissement.

Et nos pleurs plairont mieux à ces dieux que les fêtes bêtes, déloyales et scandaleuses, qu’à contrecœur, par fausse pudeur, nous nous évertuons à leur préparer.

Non. Je proteste de toute la force de mon âme.

Nous ne fêterons pas, parce que, pour bâcler ces fêtes, étant misérables, chétifs, sans le sou, il nous faudra encore fouiller dans la bourse du paysan et faire manger au peuple la dernière vache maigre.

Nous ne fêterons pas, parce que, tandis qu’au palais, dans nos salons somptueux, nous viderions la coupe au vin d’or et chanterions ivrogneusement l’an sacré 1804, ce paysan dépouillé, ce peuple miséreux pourrait le maudire. Et leurs malédictions en feraient sortir d’autres du sein de la terre.

Eh bien donc, un peu de vergogne et travaillons à sortir du stupre de tout un siècle.

Et s’il nous plaît de commencer bientôt, 1904 ne sera la fête de rien du tout, mais la première année d’existence d’une collectivité de braves gens nègres travaillant modestement et moralement à être un peuple.

Et la petite république d’Haïti pourra être une immensité en pleine Europe !

Et le vieux continent pourra se préoccuper, en l’an 2004, du premier centenaire de la GRANDE LIBERTÉ du PEUPLE HAÏTIEN!
                                                                                                                     Dr. Rosalvo Bobo  (fin 1903)

Hélas ces paroles de Rosalvo Bobo ne peuvent que nous attrister
Faisons grâce au monde, qui nous sait exister, de caricatures révoltantes
Je suis fatigué, ô mes compatriotes, de nos stupidités.
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Lorsque, dans la vie politique d’un peuple, il lui est nécessaire de se débarrasser de ses dirigeants le soumettant à la tutelle étrangère, aucun proconsul ni même Edmond Mulet n’a le droit de se prononcer sur les causes qui le déterminent à le faire. Car tout peuple a le droit inaliénable à la vie, à la liberté, à la recherche du bonheur et surtout de pouvoir se gouverner lui-même.

C’est cette direction que veut prendre notre pays pour mettre un terme non seulement au système Préval et ses conséquences nocives pour le pays mais surtout de mettre un terme à cette occupation étrangère qui a trop durée, dont notre président est le garant incontestable.


Ce gouvernement qui se contente uniquement de l’aide internationale pour se remplir les poches tout en favorisant le maintient du statut-quo social, la Tutelle et des privilèges aux nantis, ne s’inscrit pas dans la logique de promouvoir le progrès social permettant ainsi à notre nation de garder la place qui est la sienne dans l’histoire de l’humanité.


Les droits les plus élémentaires étant ignorés et que ce gouvernement, au lieu de se battre pour faire valoir notre dignité de peuple libre et indépendant, se prononce, de préférence, pour la capitulation, la reddition, la soumission. De tel gouvernement, le pays n’en voit pas l’utilité. Toutefois l’expérience enseigne, aux responsables politiques que nous sommes, qu’il n’est pas bon de changer un gouvernement établi sans en avoir au préalable procédé à la constitution d’une organisation responsable ayant des objectifs clairs et précis. Et en dehors de celle-ci, on risque de se jeter dans l’inconnu. Voilà un point sur lequel la classe politique, dans son ensemble, doit se prononcer.


Mais, lorsque rien de bon ne peut sortir de ce gouvernement amateur, collabo, sans compter une longue liste d'abus et d'usurpations à son actif, il est de notre devoir, de rejeter un tel gouvernement pour préparer le futur. Telle est l’état d’esprit dans lequel nous nous sommes trouvés et telle est aujourd'hui la nécessité qui nous pousse à appuyer les manifestations anti Préval qui se font un peu partout dans le pays. C’est pour dire que l'histoire de Préval à la tête de la nation est l'histoire d’une nullité absolue qui, elle-même, est accompagnée d'une série d'injustices et d'usurpations répétées, dont le vol des élections qui, toutes, ont pour but direct le maintient du système actuel et la tutelle.


En conséquence, nous prononçons pour le maintien de Préval à la tête de l’Etat jusqu’au 7 février 2011 mais pas un jour de moins ni un de plus. Pour cela, les forces politiques de la nation doivent être cohérentes dans leurs actions tout en intensifiant les manifestations de rue pour exiger le renvoi du gouvernement Bellerive pour le remplacer par un gouvernement de consensus national en vue de créer les conditions nécessaires à la tenue des élections libres et démocratiques dans tout le pays.


Que la lutte pour la libération nationale continue !

Une révolution est toujours inaugurée par des naïfs, poursuivie par des intrigants, consommée par des scélérats.
Paul Bourget
Préval doit partir

Non au système préval
Quoi qu'on dise, les guerres civiles sont moins injustes, moins révoltantes et plus naturelles que les guerres étrangères quand celles-ci ne sont pas entreprises pour sauver l'indépendance nationale.
François René de Chateaubriand
Le patriotisme est la plus puissante manifestation de l'âme d'une race. Il représente un instinct de conservation collectif qui, en cas de péril national, se substitue immédiatement à l'instinct de conservation individuelle.
Gustave Le Bon
Qui ne connaît pas ces personnages romanesques et pourtant si réels de Victor Hugo ? Relisez-les alors... Juste pour le plaisir.
Puisque le vrai secours aux misérables, c'est l'abolition de la misère. Avec UMPP nou kapab.
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    • Dieurat Clervoyant
      Sans être indifférent à la chose haïtienne, j'avoue ne pas être intéressé à me donner en spectacle devant la scène internationale à travers le déchirement qui se fait dans les communautés haïtiennes du terroir et de la disapora. C'est une h...onte de voir dans l'état actuel des choses la majorité de mes frères s'entredéchirer parce qu'ils veulent tous tirer profit de la situation.

      Qu'il s'agisse de Préval ou de ses suppôts, de groupuscules pseudo ou véritablement patriotiques, ou de je ne sais quoi d'autre encore, je tiens à dire à tous en général que l'heure n'est plus au déchirement mais à la reconstruction. Dans le processus de reconstruction, j'entends qu'il faille d'abord construire une conscience sociale (et ou nationale), laquelle n'a jamais été encore construite, avant de penser aux profits qui pourraient découler des coups de boulets tirés à tort et à travers sur les autres.

      C'est trop pitoyable de voir que toutes les précoccupations s'arrêtent plutôt au politique, quand pourtant nos frères vivent dans des conditions d'extrême misère. Mettez de préférence vos énergies à soulager un peu, pour peu que cela soit possible, la souffrance du peuple. Assez ! Il y a plus de deux siècles que cela dure, cessez enfin de vous battre comme dans la faune la plus redoutable ! Comportez-vous en hommes doués de raison et d'humanité !

      Ne me mêlez pas à vos sordides affaires, que vous soyez Préval, Aristide, ami ou connaissance, sauveurs du pays ou ses bourreaux. J'ai des aspirations qui ne sont pas les vôtres. Vous, vous ne pensez qu'à vos poches, vos noms, vos familles, et vous ne pensez parvenir à vos fins qu'en vous appuyant sur le dos du peuple. Moi, je pense à un monde où le spirituel prévaut sur les temporel ; un monde où seules les valeurs intellectuelles ont de l'importance pour moi. Jamais on ne me verra dans la politique haïtienne, on ne me verrait que dans l'intelligentsia du pays, encore que je ne m'intéresse qu'à l'intelligentsia mondiale, plus universelle.

      Je vous en prie, de grâce, n'ayez point l'éhonté désir de me faire figurer dans vos projets, surtout sans avoir demandé mon avis. Si vous avez des projets intellectuels, je serai bien aise d'y participer, mais tout le reste m'importe peu.

      Dieurat Clervoyant
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      1 juin 2010, 17:50 ·

    • Jean Audan Catel
      Une chose, cher ami, il faut savoir que l'homme qui veut construire le chemin doit savoir marcher tout seul.

      Mon cher Jean-Audan,

      « le temps coule et nous voyageons dans la nuit
      ...Ça et là, le train dépose un passager
        Ça et là, il en monte d’autres... Lire la suite
        Et ceux-ci ont le visage de la vie nouvelle
         Et avec eux, nous ferons le voyage »

      Anthony Lespès, "Adieu à Basquiat", 3 Août 1950.

      Le 3 Aout 1950, l’ouvrier linotypiste Fritz Basquiat, membre du Bureau politique du Parti Socialiste Populaire (PSP), démissionnait tant du Bureau Politique que du Parti. Comme raison de sa démission, il déclara « n’être pas d’accord avec la ligne générale du Parti ». Le PSP demandait la levée de l’Etat de siège imposé par la Junte sortie du coup d’Etat du colonel Paul Eugène Magloire contre le Président Estime le 10 Mai 1950, l’élaboration d’une loi électorale et l’élection d’un président de la République par l’Assemblée nationale.

      Fritz Basquiat rejoindra le gouvernement de Paul Magloire qui lui donna un job ainsi qu'une voiture. Quant au PSP, il continua sa route avant d’être interdit le 29 décembre 1950 par le gouvernement de Paul Magloire. Avant de disparaitre sous la répression, le PSP mènera un dernier combat pour la signature de la pétition de la Ligue Féminine d’Action Sociale. Le PSP dira alors « tous mes gens éclairés, tous les patriotes, les démocrates, ceux-là qui veulent voir progresser leur pays, doivent signer la pétition de la Ligue Féminine d’Action Sociale. »

      Qu’est-ce qu’on n’a pas entendu alors contre les femmes et surtout contre Mme. Sylvain Bouchereau qui était la présidente de la Ligue et ses consœurs qui étaient des femmes de la bourgeoisie haïtienne ? On connait le reste. La pétition de la Ligue Féminine d’Action Sociale qui demandait les droits civils, les droits politiques et le droit de vote pour les femmes fit une brèche de taille dans la Constitution de 1950. Le combat des femmes sera définitivement gagné avec le vote du droit de vote aux femmes dans la Constitution de 1957.

      Les juristes martèlent que la défaite du droit est toujours provisoire. Il faut donc maintenir le cap, entre autres avec la pétition pour le départ de la MINUSTAH indépendamment des discours de ceux qui veulent protéger le statu quo avec la violence des troupes armées onusiennes. C’est aussi pour défendre les intérêts terriens et commerciaux des généraux alliés aux négociants consignataires que Dessalines a été assassiné le 17 octobre 1806. Il ne faut pas s’étonner aujourd’hui si les mêmes défenseurs de ces intérêts ont besoin des baïonnettes onusiennes. Ne les laissons pas masquer leurs forfaits en jetant des larmes de crocodile. Pour chaque passager qui partira du train de la liberté, plusieurs autres y monteront. Du courage.

      Leslie
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      1 juin 2010, 21:46 ·

    • Karyne S. Pompilus C'est une comedie si repuante que je m'abtiens d'en parler.Pauvre petit pays,Haiti est une bonne mere aux enfants maudits!
      2 juin 2010, 02:37 via Facebook Mobile ·

    • Karyne S. Pompilus C'est une comedie si repuante que je m'abtiens d'en parler.Pauvre petit pays,Haiti est une bonne mere aux enfants maudits!
      2 juin 2010, 02:37 via Facebook Mobile ·

    • Carl J Gilbert Quelle comédie??? Là il faudrait des explications ou clarifications même si tu ne voudrais pas en dire davantage ? Car je ne sais pas si tu fais reference aux manifestations ou bien à la situation en général
      2 juin 2010, 15:25 ·

    • Dieurat Clervoyant
      Il me répugne de parler politique dans le contexte haïtien tout simplement, car il ne s'est jamais trouvé et sans doute qu'il ne se trouvera jamais personne pour donner de l'éclat à l'âme du peuple et donner de l'espoir à ses aspirations. C...e n'est pas le politique qui me désintéresse - vous savez pour la plupart que j'ai écrit un essai sur la présidentielle française de 2007; et pas besoin de vous apprendre que j'écris actuellement un essai sur le phénomène Obama -, c'est la politique, et bien plus la politique haïtienne, qui me paraît nauséeuse.

      Je pourrais bien écrire, en cavalier seul ou en collaboration, sur le fait politique haïtien. Mais qu'on essaie de m'induire dans le champ de la politique appliquée ou pratique, je vous le redirai encore, ça m'est bien indifférent. On peut émettre tous les avis possibles sur ma conception des choses, même les plus désobligeantes, peu me chaut. Je sais une chose par contre, c'est que je suis conséquent à moi-même et sais ce qui me plait ou me déplait.

      Que le très honorable Leslie pense que je pourrais me contredire en acceptant un poste quelconque, au cas où le hasard voudrait que ceux qui se battent aujourd'hui pour le pouvoir y accèdent demain et qu'ils m'appellent à l'éventuel poste, cela ne me fait ni chaud ni froid. La politique haïtienne ne m'intéresse pas, parce que le pouvoir en Haïti est le lieu de tous les vices. Vous êtes honnêtes, fuyez le pouvoir haïtien, sinon vous risquez de ne plus vous reconnaître à travers l'image que l'espace du pouvoir vous renverrait de vous-mêmes.

      Mes chers amis, puisqu'il faut du monde pour faire la politique, faites-la tous seuls ou avec d'autres, sans moi. Pensez qu'il faut du monde aussi pour penser. Moi, je me réclame du logos pur et non de la "politeia". Pensez tout ce que vous voulez, je dis ce que je pense, le reste m'est bien superfétatoire.
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      2 juin 2010, 15:50 ·

    • Karyne S. Pompilus Les manifestations and la situation générale ne sont pas differentes. C'est un cas d'échec pattant et une situation déprimante qui préoccupent l'esprit des fils et filles dignes de ce pays mais qui font l'aiffaire des insensés.Il n'y a pire d'imbeciles que ceux qui refusent de comprendre, quand comprendra-t-on qu'on ne pourra jamais developper le pays de cette manière? Manisfestations et situation générale d'Haiti j'en ai marre de toutes, elles me saignent le coeur et me brulent le sang.
      2 juin 2010, 17:07 ·

Neg Guinen ( Jean Michel Daudier)

Jean Michel Daudier (Lem pa we soley la)

Manno Charlemagne Gebede